

PORTRAIT DU BASSIN VERSANT
DE LA RIVIÈRE DU SUD
Le Bassin versant de la Rivière du Sud correspond au territoire dont les eaux de surface rejoignent la Rivière du Sud et ses affluents. D’une superficie totale de 1 915 km2, il s’étend sur quatre MRC de la région Chaudière-Appalaches, soit celles de Montmagny (49 % de la superficie), Bellechasse (36 %), L’Islet (14 %) et les Etchemins (moins de 1 %) (Carte 1). On y retrouve quatorze (14) municipalités dont la plus importante, la Ville de Montmagny, se trouve à l’embouchure de la Rivière du Sud. Quinze (15) autres municipalités ont une partie de leur territoire incluse dans le bassin versant. La population totale des quatorze principales municipalités du territoire est estimée à 28 000 habitants.
Hydrographie
La Rivière du Sud possède plusieurs affluents importants. Dans la portion en amont du bassin versant, on retrouve la Rivière Alick et le Grand Ruisseau ainsi que la Rivière du Pin, la Rivière Armagh et la Rivière Noire. Dans la partie Ouest, le Bras-Saint-Michel draine un territoire de 196 km2 comprenant les municipalités de Saint-Gervais et de Saint-Raphaël. La Rivière Morigeau draine la partie centrale du bassin versant. Du côté est, la Rivière du Bras-Saint-Nicolas et ses affluents, la Rivière aux Perdrix et le Bras d’Apic, draine un territoire de 658 km2. Elle prend sa source au Sud-Est de Montmagny dans les plateaux du comté de L’Islet.
Le Bassin versant de la Rivière du Sud abrite dix-huit (18) lacs de plus de 10 hectares, les plus grands étant le Lac des Plaines (L’Islet), le Lac Morigeau (Montmagny) et Le lac Morin (Bellechasse). Tous ces lacs sont situés en milieu forestier. Plusieurs abritent des chalets et des résidences.
Principaux secteurs d’activités
La forêt couvre plus de 79 % du Bassin versant de la Rivière du Sud avec 1 511 km2 de terrains forestiers. Les propriétaires de petits boisés privés possèdent et gèrent une grande partie de ce patrimoine forestier.
La forêt publique occupe 339 km2, ce qui représente près de 18 % de la superficie totale du bassin versant. La majeure partie du couvert forestier est consacrée à l’exploitation forestière.
On retrouve également trois parcs régionaux. Le Parc du Massif du Sud et le Parc des Appalaches occupent les sommets des Monts Notre-Dame. Le Parc linéaire Monk traverse d’est en ouest la portion en amont du Bassin versant de la Rivière du Sud.
L’agriculture est pratiquée sur 332 km2 de terres agricoles dont 24 208 hectares (75 %) sont en cultures. On compte au total 29 % de cultures annuelles dont le quart (1 715 hectares) est consacré à la culture du maïs. Les élevages supportaient un total de 30 218 unités animales en 2004 dont 43 % de porcs, 39 % de vaches laitières, 12 % de bovins de boucherie et 4 % de volailles (source : MAPAQ). Les autres activités occupent 4 % du bassin versant. Celles-ci comprennent les zones urbaines et de villégiature, ainsi que les zones industrielles, les gravières et les sablières.
Plusieurs usages dépendent de l’eau sur le territoire. L’approvisionnement en eau potable demeure une fonction essentielle pour la population. L’utilisation de l’eau à des fins de production, que ce soit pour l’agriculture, les procédés industriels et la production d’électricité, supporte de façon majeure l’économie régionale. Plusieurs cours d’eau sont utilisés pour les loisirs comme la pêche, la baignade, le canotage, la randonnée et le camping. Ils fournissent ainsi des services importants, autant pour la qualité de vie que pour l’économie des communautés.
Répartition des usages selon la superficie dans le Bassin versant de la Rivière du Sud
(source : MAPAQ, 2004).
PRINCIPAUX AFFLUENTS
DE LA RIVIÈRE DU SUD
Rivières |
MRC |
Municipalités drainées |
Principaux usages |
Qualité de l’eau |
Particularités |
Fraser |
Montmagny |
Notre-Dame-du-Rosaire |
Forestier |
Bonne |
Exploitation forestière et villégiature |
Alick |
Montmagny |
Saint-Paul-de-Montminy |
Agroforestier |
Bonne |
Exploitation forestière et villégiature |
Grand Ruisseau |
Montmagny |
Sainte-Euphémie |
Forestier |
Bonne |
Exploitation forestière et faunique |
Pin (du) |
Montmagny et Bellechasse |
Saint-Philémon |
Agroforestier, récréatif |
Bonne |
Parc régional des Appalaches, pisciculture |
Armagh |
Bellechasse |
Buckland, Armagh |
Agricole, récréatif |
Bonne à satisfaisante |
Parc régional du Massif du Sud, pisciculture |
Noire |
Montmagny et Bellechasse |
Armagh, Saint-Raphaël |
Forestier |
Bonne |
Exploitation forestière et faunique |
Bras Saint-Michel |
Bellechasse |
Saint-Gervais, Saint-Raphaël |
Agricole |
Douteuse à mauvaise |
Forte densité d’élevage |
Morigeau |
Montmagny |
Saint-François |
Agricole, |
|
Prise d’eau potable |
Bras Saint-Nicolas |
Montmagny et L’Islet |
Saint-Cyrille, L’Islet |
Agroforestier |
Satisfaisante |
Prise d’eau potable |
Perdrix (des) |
Montmagny |
Cap Saint-Ignace |
Agroforestier |
|
Prise d’eau potable |
Bras d’Apic |
L’Islet |
Saint-Cyrille |
Forestier |
|
Exploitation forestière et faunique, villégiature |
L’état des cours d’eau
La qualité de l’eau dans la Rivière du Sud et ses affluents varie de bonne à douteuse selon les données recueillies par le ministère de l’Environnement entre 1995 et 2004.
Dans la portion en amont du bassin versant, les relevés effectués à Saint-Philémon sur les Rivières Gabriel et du Pin en 1995 et en 1996 ont montré que l’eau était de bonne qualité. L’eau de la Rivière du Sud conserve une qualité allant de bonne à satisfaisante jusqu’à Saint-Raphaël.
Le Mouvement des Amis de la Rivière du Sud (MARS) a également évalué en 1993 la qualité de l’eau dans les portions amont et centrale du Bassin versant de la Rivière du Sud. Les données recueillies montraient alors que l’eau était de bonne qualité sur la plupart des tributaires situés en amont, notamment sur les Rivières Fraser, Alick, à la Loutre, du Pin et Noire. La Rivière Armagh présentait des résultats un peu plus élevés pour la pollution microbienne. Plus en aval, la qualité de l’eau dans la Rivière du Bras-Saint-Michel était beaucoup moins bonne, avec des valeurs nettement plus élevées pour les coliformes fécaux, les matières en suspension et les nitrates.
À Montmagny, près de l’embouchure, la qualité de l’eau dans la Rivière du Sud varie de satisfaisante à douteuse. Les résultats d’analyses de l’eau y révèlent des problèmes de pollution microbienne, des problèmes d’érosion et de pollution fertilisante associée aux nitrates et au phosphore. L’eau est souvent impropre à la baignade en raison du nombre élevé de coliformes fécaux présents dans l’eau. Dans la Rivière Bras-Saint-Nicolas, l’eau présente une meilleure qualité, mais montre souvent des valeurs élevées pour les matières en suspension. D’après les données du MDDEP, il n’y aurait pas eu de dégradation ni d’amélioration de la qualité de l’eau de la Rivière du Sud à Montmagny au cours des dix dernières années.
Depuis 2006, le COBAVERS veille à prélever les échantillons d’eau dans la Rivière du Sud à Montmagny, en tant que partenaire du Réseau-Rivières du Québec.
La faune et la flore
La conservation de la biodiversité, en particulier dans les écosystèmes aquatiques et riverains, constitue également un enjeu important de la gestion de l’eau. Toute action menée sur le territoire est susceptible d’avoir des répercussions sur l’état de cette ressource, tant pour la faune que la flore.
D’après les inventaires réalisés en 1964, la Rivière du Sud abrite 23 espèces de poissons. Les plus communs étaient l’omble de fontaine, le meunier noir et quelques espèces de naseux (menés). La truite arc-en-ciel a été introduite dans la portion en amont du bassin versant depuis une vingtaine d’années. La truite brune est aussi présente dans le Bras-Saint-Nicolas. On retrouve également dans la portion en aval de la Rivière du Sud et dans le Bras-Saint-Nicolas une espèce de poisson susceptible d’être désignée menacée ou vulnérable, le fouille-roche gris. En 2006, lors d’un inventaire fait par Faune Québec, quelques spécimens de fouille-roche gris ont été pêchés à Saint-Raphaël. Enfin, l’anguille d’Amérique ne remonterait plus la Rivière du Sud. Toutefois, un inventaire réalisé en 2006 indiquerait que l’anguille serait encore présente dans la Rivière du Sud.
Selon Faune Québec, on trouve plusieurs zones d’allopatrie de l’omble de fontaine dans la portion en amont du Bassin versant de la Rivière du Sud. Ces zones où l’espèce est le seul poisson présent et parfois accompagnée d’une ou deux espèces de menés sont considérées comme des secteurs ayant subi peu d’altération par les activités humaines.
En 1995, le MARS commandait une étude afin de caractériser les habitats aquatiques de l’omble de fontaine dans la partie amont du Bassin versant de la Rivière du Sud (Consultants Argus, 1995). L’étude a révélé que ce sont les Rivières du Sud, Armagh et du Pin qui offrent les plus grands potentiels de production d’adultes pour l’omble de fontaine. Ce sont également ces rivières qui recèlent les meilleurs sites de reproduction caractérisés par photo-interprétation et le plus grand nombre de fosses. On y retrouve également certains obstacles à la libre circulation du poisson. Deux barrages et deux chutes, localisés à Saint-Raphaël, constituent des barrières physiques infranchissables pour les salmonidés. Le barrage sur la Rivière Armagh est une structure qui isole géographiquement la population de poissons de cette rivière à celle du reste du Bassin de la Rivière du Sud.
Entre 2002 et 2004, le Conseil régional de l’Environnement Chaudière-Appalaches (CRECA) a procédé à des inventaires de la flore et de la faune dans une quinzaine de milieux humides du Bassin versant de la Rivière du Sud. Treize (13) d’entre eux ont été sélectionnés dans le cadre d’un programme volontaire de conservation sur les terres privées.
Les principaux enjeux liés à la qualité de l'eau et aux usages
Les activités urbaines, agricoles, forestières, industrielles, minières et récréatives peuvent altérer de différentes manières la qualité de l’eau et les usages.
La plupart des municipalités du bassin versant opèrent des stations d’épuration de leurs eaux usées. Toutefois, certaines de ces municipalités n’effectuent toujours pas un traitement adéquat de leurs eaux usées. Les MRC ont mis en place des systèmes de collecte des boues de fosses septiques pour les résidences isolées. Dans les secteurs résidentiels et de villégiature situés aux abords des cours d’eau, on observe des problèmes de déboisement des rives. Le lieu d’enfouissement d’Armagh, qui reçoit les matières résiduelles provenant de Bellechasse, des Etchemins et du Sud de Montmagny, dessert une population totale de 40 000 habitants. Bien que cet équipement ait été une source importante de pollution de la rivière dans les années 90, la mise en place d’un système efficace de traitement des lixiviats a permis de réduire de façon appréciable son impact sur le milieu.
Les activités agricoles sont concentrées surtout dans la partie Ouest et dans la partie Nord du Bassin versant de la Rivière du Sud. En 2005, sept des quatorze municipalités du bassin versant étaient considérées comme des zones d’activités limitées pour le développement des exploitations agricoles. Cela signifie que la quantité de phosphore produite par les animaux d’élevage dépassait la quantité de phosphore prélevé par les cultures qui y sont pratiquées. Parmi les impacts associés aux activités agricoles, on peut observer sur certains cours d’eau des problèmes d’eutrophisation, de pollution microbienne, d’érosion des berges et de dégradation de l’habitat du poisson.
Les activités forestières peuvent aussi entraîner des problèmes de dégradation de la qualité de l’eau et des habitats aquatiques. Le déboisement de superficies importantes de forêts a contribué à accentuer les problèmes d’érosion dans la portion en amont du bassin versant. L’aménagement de ponceaux et le déboisement des rives en forêt privée peuvent accroître la sédimentation dans les ruisseaux. Ces interventions peuvent affecter de façon majeure les sites de frai d’espèces comme l’omble de fontaine. On a aussi observé au cours des dernières années des problèmes d’inondations à certains endroits, qui pourraient être associés à du déboisement excessif et à divers travaux de drainage en forêt.
Les activités industrielles peuvent amener certains impacts sur le milieu découlant du rejet de substances toxiques ou de l’entreposage de matières dangereuses. L’exploitation de gravières et de sablières peut également entraîner le rejet de quantité de sédiments et de polluants dans les cours d’eau. Enfin, on compte trois centrales hydroélectriques en opération sur la Rivière du Sud. La Centrale Saint-Raphaël a occasionné des problèmes importants d’assèchement sur la Rivière du Sud au cours des dix dernières années.
Projets de restauration des habitats aquatiques
Durant l’autonome 2005, le COBAVERS a procédé à l’inventaire des habitats du poisson sur deux cours d’eau du Bassin versant de la Rivière du Sud. Ce sont la Rivière Bras-Nord-Est, qui prend sa source dans le Lac des Plaines, et la Petite Rivière Sainte-Marguerite, qui coule aux limites des MRC de Montmagny et Bellechasse. Ces deux rivières sont visées par le COBAVERS pour la réalisation de projets visant à améliorer la qualité de l’eau et des habitats aquatiques. Elles ont été retenues par le COBAVERS afin d’y concrétiser les premiers projets de restauration et de mise en valeur dans le Bassin versant de la Rivière du Sud. Ces projets permettront également de donner suite aux appuis manifestés par la collectivité. L’amélioration de la qualité de l’eau et des rives de ces rivières est essentielle afin d’y restaurer le rendement des habitats pour la faune aquatique.
Conclusion
Compte tenu de sa superficie et de sa population, le Bassin versant de la Rivière du Sud mérite qu’on se consacre à la gestion de l’eau sur son territoire. Il serait d’abord essentiel d’obtenir et de mettre à jour les données sur l’état de l’eau et des écosystèmes sur la Rivière du Sud et de ses affluents. La conservation et l’amélioration de la qualité de l’eau nécessiteront un effort de concertation important entre les acteurs du milieu. La mise en place du Conseil de Bassin versant de la Rivière du Sud (COBAVERS) représente une étape importante dans ce travail à laquelle nous sommes tous invités à apporter notre appui.
Présentement, le COBAVERS ne reçoit pas d’aide financière du Gouvernement du Québec pour l’aider à implanter la gestion de l’eau du bassin versant. La Rivière du Sud ne figure pas encore sur la liste des bassins versants prioritaires désignés qui reçoivent cet aide.La reconnaissance de la Rivière du Sud comme bassin versant prioritaire demeure donc une première étape essentielle afin d’y mettre en œuvre une gestion intégrée de l’eau.
CARTOGRAPHIE
Cliquez ici pour avoir accès à la cartographie du Bassin versant de la Rivière-du-Sud

Québec, le 20 juin 2007 - MISE EN OEUVRE DU PLAN D'ACTION CONCERTÉ VISANT LA PROTECTION DES LACS ET
COURS D'EAU DU QUÉBEC
Le Premier Ministre Jean Charest et la Ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Madame Line Beauchamp ont annoncé le 4 juin dernier le Plan d'action concerté visant la protection des lacs et cours d'eau du Québec. Des investissements de 12 millions de dollars sont prévus dans le cadre de ce plan, dont 870 000 $ ont été confiés au ROBVQ pour sa mise en œuvre.
Le COBAVERS participera activement au plan visant la protection des lacs et cours d’eau pour la réalisation des mandats suivants présentés dans le communiqué du ROBVQ du 4 juin 2007:
- Volet surveillance-sensibilisation
. lanifier et mettre en oeuvre un plan d’action visant à détecter et rapporter les inflorescences des cyanobactéries;
. Planifier et mettre en oeuvre des actions locales, en partenariat, à l’échelle des bassins versant visant à diminuer la charge organique et ainsi contrer la prolifération des cyanobactéries;
- Volet campagne de distribution d’arbres
. Planifier et coordonner une campagne de plantation d’arbres s’adressant à la population en bande riveraine sur les bassins versants des lacs ayant connu un épisode de cyanobactéries en 2006.
Pour la réalisation de ces mandats, le ROBVQ octroie 7 185 $ au COBAVERS

UNE DISTRIBUTION D'ARBRES RÉUSSIE
Le 16 juin 2007, dans le cadre du Plan contre les cyanobactéries, le COBAVERS organisait, grâce à la participation financière du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, la distribution de 2000 arbres auprès des associations de riverains de lacs et de la population du bassin versant. Les arbres fournis par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune étaient distribués gratuitement. C’est le Regroupement des organismes de Bassin versant du Québec (ROBVQ) qui a le mandat de la mise en œuvre du Plan d’intervention sur les cyanobactéries qui vise le volet de la sensibilisation et de la prévention.
Malgré le court délai pour la préparation de cette activité, la distribution d’arbres s'est très bien déroulée, le tour du Lac des Plaines à permis de distribuer plus de 400 arbres à cet endroit, 300 au Lac Vert, 200 au Lac aux Canards, 300 à St-Damien et les environs et un peu plus de 400 à la distribution de Montmagny. Le reste, soit un peu moins de 400 chênes, à été distribué au courant de la semaine qui a suivi à différentes personnes, dont un lac privé ainsi qu’à la Ville de Montmagny. Les essences (le chêne rouge et le cèdre) ont été bien appréciées par les gens. Le COBAVERS distribuait par le fait même le dépliant réalisé sur le portrait de la Rivière du Sud, ainsi que des informations sur « Comment planter » (ROBVQ et MRN).
La plantation d’arbres et d’arbustes en bordure des cours d’eau est une des premières étapes pour lutter contre les cyanobactéries. Cette action contribue à la sensibilisation de riverains et à la prévention contre la présence de cyanobactéries. D’autres sessions de plantation auront probablement lieu l’an prochain.

PROJET À VENIR
SUBVENTION FAUNE QUÉBEC
PETITE RIVIÈRE SAINTE-MARGUERITE
(Année 2007-2008)
Le COBAVERS réalise présentement, grâce à Faune Québec un projet de restauration de la Petite Rivière Sainte-Marguerite située dans le Bassin versant de la Rivière du Sud. Le projet porte sur les aspects suivants :
1. Entreprendre des démarches auprès des propriétaires riverains :
- Établir une première série de contacts avec les propriétaires afin de sonder leurs attentes et leur intérêt à participer à la restauration de la RSM;
- Identifier les secteurs propices à la tenue d’une activité de reboisement des rives au printemps 2007 et obtenir l’autorisation des propriétaires concernés.
2. Recueillir des données sur la qualité de l’eau :
- Établir une station d’échantillonnage dans la partie avale de la RSM;
- Prélever et analyser 12 échantillons (2 éch./mois X 6 mois).
3. Préparer des cahiers de propriétaires :
- Pour 10 propriétaires riverains participants, préparer des cahiers destinés identifiant les problématiques de conservation et de restauration des tributaires et du cours d’eau principal de la RSM. Les propriétaires visés sont les producteurs agricoles et les propriétaires de lots boisés en exploitation.
4. Organisation et réalisation d’activités éducatives :
- Organiser des activités éducatives avec six classes de 4e, 5e et 6e années primaires de deux écoles du milieu. Chaque classe se verra proposer deux volets, soit la biodiversité qui habite les cours d’eau et la préservation des rives et des milieux aquatiques.
Ce projet est réalisé grâce aux partenaires suivants :
- Direction régionale de Faune Québec
- Fondation Hydro-Québec pour l’environnement
- MRC de Montmagny
- MRC de Bellechasse
- Mouvement des Amis de la Rivière du Sud (MARS)

PLAN D'ACTION 2007-2008
Au cours de la prochaine année, les membres du Conseil d’administration du COBAVERS proposent de travailler sur les actions suivantes :
1. Réalisation du projet intitulé «Intervention et éducation pour l’amélioration de la qualité de l’eau dans la Petite Rivière Sainte-Marguerite, phase 1 » :
1.1 Caractérisation de la Rivière Sainte-Marguerite;
1.2 Activités éducatives avec les écoles;
1.3 Activités de sensibilisation;
1.4 Plantation d’arbustes;
1.5 Travaux de nettoyage.
2. Poursuivre les démarches en vue de faire reconnaître la Rivière du Sud comme bassin versant prioritaire conformément à la Politique nationale de l’eau auprès du Gouvernement du Québec.
3. Acquérir des données sur l’état du bassin versant dont l’ajout de points d’échantillonnage d’eau et en diffuser les résultats auprès de la population du territoire.
4. Poursuivre les démarches de financement en proposant des projets d’intervention dans le bassin versant afin d’obtenir du financement auprès des programmes gouvernementaux, notamment sur la qualité de l’eau du Lac des Plaines et de la Rivière Bras-Nord-Est.
5. Doter le COBAVERS d’outils de communication pour faire connaître l’organisme à la population du territoire, dont la création d’un site Internet.
6. Tenir diverses activités de communication telles des conférences de presse et la diffusion du dépliant du portrait de la Rivière du Sud lors d’activités publiques.
7. Mener une campagne de souscription afin de maintenir et d’augmenter le membership de l’organisme.
8. Participer à des activités à caractère public prenant place dans le Bassin versant de la Rivière du Sud.
9. Assurer une représentation pour le Bassin versant de la Rivière du Sud en regard de la gestion intégrée de l’eau lors de rencontres régionales ou provinciales.
Le 28 mars 2007.

RAPPORT D'ACTIVITÉS 2005
Le Conseil de Bassin versant de la Rivière du Sud (COBAVERS) est un organisme sans but lucratif créé en 2004 à l'initiative du Mouvement des Amis de la Rivière du Sud (MARS) et des représentants des MRC, des CLD et de l’UPA du territoire. Cette organisation a comme principal objectif de réunir les intervenants des secteurs municipaux, socio-économiques et communautaires afin de travailler à la réhabilitation et à la mise en valeur de la Rivière du Sud. Cette rivière est alimentée par un bassin versant de plus de 1 915 km2 qui couvre trois MRC (Bellechasse, Montmagny et L'Islet) et touche à 27 municipalités dont la plus importante, la Ville de Montmagny, se trouve à l'embouchure du Fleuve Saint-Laurent. La Rivière du Sud constitue ainsi le deuxième plus grand bassin versant de la région Chaudière-Appalaches. Depuis la tenue de l’assemblée de fondation en décembre 2004, le COBAVERS a réalisé les activités suivantes :
- Adhésion au ROBVQ (Mars 2005);
- Présentation d’un mémoire aux consultations sur le Plan de développement durable du Québec (Avril 2005);
- Présentation d’un mémoire aux audiences du BAPE sur le projet de lieu d’enfouissement sanitaire de Saint-Cyrille-de-Lessard (Avril 2005);
- Participation à la Fête de la pêche à Montmagny : animation avec les jeunes et tenue d’un kiosque d’information (Juin 2005);
- Recherche d’appuis financiers auprès des députés, des ministères et d’entreprises œuvrant dans la région (Juin à octobre 2005) :
. Dominique Viens, député de Bellechasse : 500 $;
. Norbert Morin, député de Montmagny-L’Islet : 1 000 $;
. Paul Crête, député fédéral de Montmagny-L’Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup : 500 $;
. Innergex (entente concernant le barrage de Montmagny) : 4 000 $;
- Élaboration d’un projet de conservation et de restauration pour deux sous-bassins versants : la Rivière Bras-Nord-Est (MRC de L’Islet) et la Rivière Petite Sainte-Marguerite (MRC de Montmagny et Bellechasse) dans le cadre d’un projet « Jeunes volontaires » d’Emploi-Québec (Septembre à décembre 2005);
- Suivi des pêches expérimentales au barrage de Montmagny (Octobre 2005);
- Caractérisation des habitats aquatiques sur la Rivière Bras-Nord-Est et la Petite Rivière Sainte-Marguerite (Octobre 2005);
- Participation aux « Journées de réflexion sur la gouvernance de l’eau » organisée par le ROBVQ (Novembre 2005);
- Préparation d’une deuxième version du portrait sommaire du Bassin versant de la Rivière du Sud (Décembre 2005);
- Participation à la « Rencontre des Grands Courants portant sur la gestion intégrée du Saint-Laurent » (Janvier 2006).
Le COBAVERS continue ses démarches en vue d’obtenir la reconnaissance de la Rivière du Sud comme bassin versant prioritaire, ce qui lui permettra d’obtenir un financement gouvernemental sur une base régulière au même titre que les 33 bassins versants qui bénéficient de ce statut. Les membres du conseil d’administration ont tenu huit rencontres depuis 2005, alors que le comité exécutif s’est réuni à quatre reprises. L’ensemble du travail accompli au cours de cette première année d’existence est le fruit de l’implication des membres bénévoles et des représentants d’organismes et d’entreprises qui ont choisi de consacrer leurs énergies à la Rivière du Sud.
Merci à chacune et à chacun d’eux !
Simon Arbour, président
Le 7 mars 2006

RAPPORT D'ACTIVITÉS 2006
Le Conseil de Bassin versant de la Rivière du Sud (COBAVERS) est un organisme sans but lucratif créé en 2004 à l'initiative du Mouvement des Amis de la Rivière du Sud (MARS) et des représentants des MRC, des CLD et de l’UPA du territoire. Cette organisation a comme principal objectif de réunir les intervenants des secteurs municipaux, socio-économiques et communautaires afin de travailler à la réhabilitation et à la mise en valeur de la Rivière du Sud. Cette rivière est alimentée par un bassin versant de plus de 1 915 km2 qui couvre trois MRC (Bellechasse, Montmagny et L'Islet) et touche à 27 municipalités dont la plus importante, la Ville de Montmagny, se trouve à l'embouchure du Fleuve Saint-Laurent. La Rivière du Sud constitue ainsi le deuxième plus grand bassin versant de la région Chaudière-Appalaches. Durant la dernière année, le COBAVERS a réalisé les activités suivantes :
- Renouvellement de l’adhésion au ROBVQ (Mars 2006);
- Participation à la Journée de pêche à Berthier;
- Participation aux rencontres du Regroupement des organismes de Bassins versants de Chaudière-Appalaches;
- Démarches pour la reconnaissance du gouvernement de considérer la Rivière du Sud comme bassin versant prioritaire : une lettre à été adressée au Ministre Claude Béchard;
- Envoi de demandes d’appui avec copie conforme de la lettre au ministre, aux deux députés provinciaux, aux trois MRC concernées ainsi qu’aux organismes de bassin versant de Chaudière-Appalaches.
- Rémunération d’une personne pour aider le COBAVERS dans ses diverses démarches et projets : mandat de secrétariat;
- Préparation d’une version améliorée du portrait du Bassin versant de la Rivière du Sud pour se doter d’un outil de communication et d’un document d’information (Décembre 2006);
- Élaboration d’un projet de conservation et de restauration pour un sous-bassin versant : la Rivière Petite Sainte-Marguerite (MRC de Montmagny et Bellechasse) (Janvier 2007);
- Envoi d’une lettre et d’un communiqué de presse invitant les candidats aux élections 2007 à se prononcer sur la reconnaissance de la Rivière du Sud;
- Représentation du COBAVERS lors de divers rencontres et forums dont le Colloque Agriculture-Faune à La Pocatière et la Rencontre des grands courants (Ateliers d’échanges sur la gestion intégrée du Saint-Laurent).
Le COBAVERS continue ses démarches en vue d’obtenir la reconnaissance de la rivière du Sud comme bassin versant prioritaire, ce qui lui permettra d’obtenir un financement gouvernemental sur une base régulière au même titre que les 33 bassins versants qui bénéficient de ce statut. L’ensemble du travail accompli au cours de cette deuxième année d’existence est le fruit de l’implication des membres bénévoles et des représentants d’organismes et d’entreprises qui ont choisi de consacrer leurs énergies à la Rivière du Sud.
Merci à chacune et à chacun d’eux !
Simon Arbour, président
Le 11 avril 2007
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COMITÉ EXÉCUTIF
Simon Arbour, président
Mario Allaire, vice-président
Marie-Lyne Bélanger, secrétaire
Yves Dumas, trésorier
Rachel Thériault, directrice
Pour nous joindre: cobavers@globetrotter.net